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El Choro

A l’auberge j’ai croisé Élodie qui est bien motivée pour faire El Choro en autonome, donc sans guide, ce dimanche je fais donc les courses, au marché, pour trouver, pâtes, fruits sec, gaz, thon, sauce tomate, bref tout ce qu’il faut pour 3 jours.
El Choro c’est un peu la death road, sauf que c’est a pied : 71km de chemin Inca au départ de la Combre et finissant a Chairo, 1300m au dessus du niveau de la mer, une belle descente donc !

Jour 1

Ce matin on prends les transports publics qui nous déposent a La Combre, après s’être enregistré le gardien nous indique vaguement le chemin, de la 1h de monté sur une piste pour se rendre en haut de la crête. C’est pas forcement raide, mais a 4800m et chargé les choses sont un peu plus éprouvantes surtout pour Élodie qui n’est pas trop acclimatée.


Après une courte pause on démarre la descente sur le chemin inca, le paysage ici est lunaire, presque rien ne pousse, mais progressivement on rejoint l’herbe jaune, puis plus tard les buissons et petits arbres.
Cette journée n’est constituée que de descente, pour l’essentiel sur un antique chemin inca, c’est a dire un chemin pavé, si cela a son charme c’est particulièrement éprouvant pour les genoux.

On s’arrête un peu avant Challapampa dans un endroit qui nous semble sympa pour camper, il y a la rivière a coté, une aire plate et on aura même le luxe de faire un feu !

Jour 2

Après une nuit fraîche mais reposante nous voilà reparti pour encore un peu de descente jusqu’à Challapampa ou la majorité des randonneurs campent, on retrouve 2 français croisés la veille qui sont encore plus en retard que nous.
Après Challapampa, il y a globalement pas mal de descente, mais aussi des franchissements de ponts suspendus dont un dans un état qui fait peur (je passerais quand même!) et quelques montées parfois assez raides.


On s’arrête a San Francisco (ça ne s’invente pas) pour la nuit, c’est un des campements si tout est assez basique ça sera quand même l’occasion d’acheter une bière bienvenue.

Jour 3

En ce 3eme et dernier jour, un peu de montée, mais surtout beaucoup de descente au programme. A force de descendre le climat as pas mal changé et il fait désormais très chaud et de plus en plus humide et les attaques d’insectes ne tardent pas. On marche de plus en plus dans la foret même si certains passages a flanc de montagne restent découvert, il y a beaucoup de rivières et de cascades.

En route on passe par Sandilani ou vivait un Japonais arrivé ici après la 2eme guerre mondiale et qui as crée des gîtes et un jardin japonais ici. Si le japonais est mort en 2013 l’endroit reste sympa et surtout chargé d’histoire, on y fera notre pause déjeuner. A partir de a c’est descente, descente, descente jusque Chairo ou j’arrive complètement trempé de sueur a cause de la chaleur de l’humidité.

Une mauvaise surprise nous attends ici, le seul transport disponible nous demande 180Bs par personne pour nous emmener jusqu’au croisement de la route (Yolosita) c’est a dire a peine 12km plus loin. Vu le prix on décide de camper un peu en amont du village au bord de la rivière et de voir si on peut trouver un autre transport le lendemain.
On fait donc une nouvelle nuit sous tente, si l’endroit n’est pas le plus beau camp de ma vie, il y a un peu de place, pas trop de passage et la rivière a coté pour se laver un peu et surtout prendre de l’eau.

Jour 4

Ce matin on est bien décide a faire les 12km jusque Yolosita a pieds mais on retente tout de même notre chance coté transports et miracle ce matin le prix est passé de 180Bs a un bien plus raisonnable 30Bs jusque Coroico.

El Choro c’est un trek intéressant car il permet de découvrir la variété de la végétation aux différentes altitudes, en marchant on a un peu plus le temps qu’en vélo. Globalement l’orientation sur le trek est on ne peut plus facile, il n’y a qu’un seul et unique chemin. Coté campements, soit on s’arrête dans les villages sur le chemin auquel cas il faudra payer 10/15Bs par personne pour avoir le droit de planter sa tente, a savoir qu’il y a tout au long du chemin d’autres endroits ou faire du camping gratuit, a noter qu’ils sont de plus en plus rare a mesure qu’on descend.
Du fait qu’il est essentiellement en descente le trek est assez éprouvant pour les genoux, l’utilisation de bâtons est vraiment recommandée (je l’ai fait sans) et avoir un guide sur ce type de trek est sans intérêt si ce n’est l’utilisation éventuelle de mules, encore que ceux que j’ai vu avaient quand même des charges non négligeables sur leur dos (3 mules pour un groupe de 6 personnes + guide).

3 thoughts on “El Choro”

  1. Nicolas

    Ah que de souvenirs El Choro ! On avait adoré.

    Cela me rappelle Cédric n’avançant plus 😉

    A+

    Nicolas

  2. Haha. Nico commence à vieillir pas mal. Sa mémoire le lache. Je me rappelle qu’il était au bord de la rupture et que je devais tout porter. 🙂

    1. Patrick

      Ce n’est presque que de la descente pourtant, Nico je te pensais plus costaud que ça !

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