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Huaraz – Trek Santa Cruz

Jour 1

Ce matin le rendez vous est encore plus tôt que d’habitude, 5h du matin ! Je rejoins mes collègues d’aventure, deux français, un belge, deux brésiliens, une allemande et un couple d’espagnols, notre guide et notre cuisinier.
Si le chemin est au début le même que pour la Laguna 69, on continue un long moment sur l’étroite piste a flanc de montagne avant de rejoindre un village point de départ du trek. Nous retrouvons ici notre « arrieros » qui s’occupe de charger provisions et affaires sur les ânes. Coté marche, ça descend au début avant de remonter dans une autre vallée jusqu’au campement, en route on passe par quelques villages isolés, total 3h ou 4h de marche. Le camps se situe au fond d’une vallée mais a presque 4000m, autour de nous il y a les sommets enneigés de la cordillère blanche, on a vu pire comme endroit ! Les tentes sont déjà montées reste qu’a s’y installer et attendre le thé dans la tente commune.
Notre cuisinier nous prépare un succulent repas avec les moyens du bord, il y a forcement du riz et des pommes de terre (ici c’est un légume) au menu avec quelques légumes verts et du poulet.
La nuit sera fraîche c’est le cas de le dire, par rapport a d’autres je suis plutôt content d’avoir mon duvet, certains auront plutôt froid et beaucoup de mal a dormir.

Jour 2

Aujourd’hui c’est un des « grands » jours puisqu’il y a un col a 4800m au programme, après un copieux petit dej et le désormais traditionnel thé de feuilles de coca nous voilà parti pour pas mal d’heures de montée en direction du col. C’est assez raide, surtout que les deux brésiliens et moi nous perdons en route ce qui nous obligera a grimper droit dans la montagne pendant presque 1h pour rejoindre le reste du groupe. Il faut dire que nous n’avons pas compris les indications du guide vu que nous ne parlons pas espagnol et que le guide refuse de parler anglais alors qu’il en est tout a fait capable au titre que… les autres comprennent l’espagnol.
On finit quand même par arriver au col au termes de 4h de montée éreintante, la vue est vraiment superbe avec les sommets blancs a plus de 6000m, les profondes vallées. On déjeunera ici a l’abri du vent avant de descendre pendant pas loin de 3h jusqu’au campement. L’environnement est aussi grandiose que la veille, le repas toujours aussi bon et ce soir le ciel découvert et l’absence de lumière et de lune nous donne un spectacle époustouflant, les milliards d’étoiles de la voie lactée brillent de milles feux.

Jour 3

Ce matin le groupe se sépare, entre ceux qui ont pris l’option 3 jours et qui descendent directement la vallée jusqu’au village de cachapampa et ceux qui comme moi font 4 jours et insistent pour monter jusqu’au « mirador » ou point de vue. La montée n’est de surcroît pas très difficile, 1h30 pour rejoindre le camp de base de l’alpamayo ou je croise un alpiniste qui me montre l’itinéraire qu’ils feront demain, ça a pas l’air simple, ce sommet est considéré comme difficile. Trente minutes de plus et on arrive a un lac qui s’il est plutôt joli n’est pas l’intérêt principal du lieu, c’est plutôt la montagne en face qui aurait servi de base au logo de la paramount pictures et c’est vrai que ça ressemble même si on voit en réalité le mauvais coté de la montagne.
S’en suit une longue descente jusqu’à notre campement de la nuit.
Si cette montée vers le mirador est optionnelle elle est absolument a faire, c’est probablement le plus bel endroit et le plus beau point de vue de tout le trek.

Jour 4

Aujourd’hui nous poursuivons 3h durant notre descente jusqu’à Cachapampa ou un minibus nous attends pour nous ramener a Huaraz en 2h environ.
De retour a Alpes Huaraz, la douche chaude et un peu de repos dans un vrai lit me feront le plus grand bien !

Le Santa-Cruz c’est certainement le plus connu et le plus parcouru des trek de la région, reste que la réputation n’est pas volée, l’environnement vaut vraiment le coup d’œil et le parcours offre une vision variée de la cordillère blanche. Le fait que le guide refuse de parler anglais a un peu gaché la balade, j’ai notamment raté pas mal d’explications. Refuser de parler anglais semble relever pour certains d’un acte de résistance, l’anti-americanisme se fait ici ressentir de manière assez prononcée.
S’il est tout a fait possible de réaliser ce trek par sois même, je ne suis pas sur que le jeu en vaille la peine, entre les galères de transport, le fait qu’il faille tout acheter et transporter sois même quand pour 330S (100€) on peut avoir la version « all inclusive » avec ânes, guide, cuisinier, et ne se soucier de rien.

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